sexta-feira, 22 de maio de 2009

Aviation civile au Brésil: voyagez en toute sécurité!

TRANSPORTS – Aviation civile au Brésil : voyagez en toute sécurité!

L´aviation civile brésilienne a fait l´objet d´une rigoureuse évaluation de ses infrastructures par l´organisation internationale d´aviation civile (ICAO). Classé au 5ème rang sur 124 pays, le pays a fait de gros progrès depuis la crise du secteur en 2006/2007 qui avait suivi l´accident de la GOL en septembre 2006

La sécurité de l´aviation civile brésilienne a obtenu la 5ème meilleure place du classement de 124 pays réalisé par l´organisation internationale d´aviation civile (ICAO). Cette dernière a inspecté entre le 4 et le 15 de ce mois les infrastructures du pays. Cette évaluation était la première depuis la crise aérienne de 2006/2007. Les 87,3 points obtenus par le Brésil placent le pays juste après la Corée du Sud, le Canada, la France et les États Unis. D´ici à 2010 l´organisation prétend à l´inspection de 190 pays au total. Tout au long des 12 jours, les huit émissaires de l´ICAO ont analysé le fonctionnement de l´Agence Nationale de l´Aviation Civile (ANAC), du Centre d´Investigation et de Prévention des Accidents aéronautiques ( CENIPA) et du Département de Contrôle de l´Espace Aérien (Decea). La méthodologie de vérification est la même pour tous. Sont passés en revue tant la compatibilité avec les normes de sécurité des vols que les opérations terrestres. L´éventail du contrôle est très large et couvre les activités allant des déplacements des passagers dans les aéroports jusqu´aux règles d´évacuation en cas d´accident, en passant par les outils informatiques disponibles et la maîtrise du langage spécialisé par le personnel.

Les services du contrôle aérien ont été jugés compatibles à 95% avec les normes de sécurité

Les services du contrôle aérien ont été jugés compatibles à 95% avec les normes de sécurité, un résultat meilleur que celui des États Unis, de l´Allemagne, de l´Italie, de l´Australie et de la France. Les 5% manquants s´expliquent notamment par le manque de maîtrise de la langue anglaise par les équipes de recherche et de sauvetage. Le Decea avait fortement été mis en cause lors de la crise du secteur aérien entre 2006 et 2007 suite à l´accident de la GOL en septembre 2006 qui avait fait 154 victimes. Les contrôleurs aériens s´étaient plaints de leurs conditions de travail jusqu´à se soulever en mars 2007. Le Cenipa obtient quant à lui 96% de conformité, même score que celui obtenu par l´Agence de Sécurité de l´Aviation Européenne. L´Anac quant à elle n´a pas diffusé ses résultats qui seraient moins bons que prévus. Environ 30 aéroports auraient montré un manque de conformité, comme celui de Santos Dumont à Rio de Janeiro qui ne dispose pas d´issue de secours pour les avions. Cette évaluation qui n´a aucun caractère punitif se donne simplement pour objectif d´améliorer la sécurité des infrastructures aériennes.

Constance Dewavrin Lupinacci (www.lepetitjournal.com – São Paulo) Vendredi 22 mai 2009

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